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 Quelle position adoptez-vous par rapport à vous-même et par rapport aux autres?

 

Cette question est d’une importance fondamentale pour comprendre ce qui nous amène à agir de certaines façons par rapport à soi et par rapport aux autres. Si l’on se perçoit OK, on aura des comportements et des attitudes qui seront bien différents que si on ne se perçoit pas OK. Il en va de même par rapport à la perception que l’on a des autres, selon qu’on les voit OK ou pas OK.

Dans le meilleur des mondes, on devrait se trouver OK et considérer les autres comme étant également OK pour nous. Dans la vie de tous les jours, il n'en est pas toujours ainsi et cela a des conséquences. Par exemple on peut fuir les situations dans lesquelles on ne se trouve pas OK, tout comme on peut éviter les personnes qu’on ne trouve pas OK. Cela peut influencer le cours des choses car la personne va alors renoncer à des opportunités qu’elle refuse d’envisager alors que ça pourrait changer le cours des choses pour le mieux.

Les circonstances de la vie ne tiennent pas compte de nos préférences. On  risque donc à l’occasion de se retrouver pas OK avec des gens qui ne sont pas OK pour nous. Faut-il rester sur ses positions et tenter de refermer la porte? Peut-on considérer la réalité des choses dans l’optique de se donner une nouvelle zone de confort?  Dit autrement, faut-il se montrer rigide ou flexible dans les circonstances?

Cette position que l’on adopte, qui fait qu’on se sente Ok ou pas OK selon les circonstances et les gens que l’on côtoie, est influencée par notre vécu et nos souvenirs. Il est reconnu que l’on n’oublie rien et que c’est plutôt notre capacité à se rappeler les choses qui est en cause.

Pourquoi se rappelle-on de certaines choses et pas d’autres tient de l’attention que nous y avons portée. Cette attention est portée par notre curiosité, en fonction de notre vécu et/ou nos besoins. Les évocations de situations passées et les besoins qui nous animent nous prédisposent à juger les choses d’une certaine manière. Un fait que l’un aura tendance à considérer anodin apparaîtra comme stimulant ou inquiétant pour l’autre. Je suis Ok, ce n’est pas grave. Je ne suis pas OK, je me critique. Tu es OK, ce n’est pas grave. Tu n’es pas OK, on le critique.

Il y a donc deux niveaux à considérer quand on se pose la question sur la position adoptée par rapport à soi et les autres dans le contexte dans lequel on se retrouve. Il y a la tendance que l’on a à voir le positif ou le négatif de nos comportements et attitudes ainsi que celui des autres et ce en fonction de notre vécu et de nos besoins. Il y a aussi la réalité objective qui peut justifier cette perception ou encore nous faire voir des avenues pour qu’il en soit autrement. Négliger de considérer les deux risque de scléroser votre vie et vos relations dans une dynamique qui ne tient pas compte des opportunités que vous avez de trouver cette zone de confort dont il vous appartient de décider la qualité.

On peut se contenter d’être OK pour ceci ou pour cela mais pas plus. On peut aussi chercher à être OK le plus souvent possible. On peut considérer une personne comme n’étant pas OK et l’éviter. On peut aussi accepter d'avoir une relation pénible avec elle. Ou encore on peut trouver une manière de « faire avec » dans l’optique de ne pas gâcher les opportunités qui se présentent de se donner le meilleur dans les circonstances. Malgré les différends et les aléas de la vie, il y a toujours moyen de « faire avec » dans l’optique de se donner le meilleur plutôt que de cultiver ce qui peut nous conduire au pire.

Il y a des fois où la réalité objective justifie la position que vous avez par rapport à vous-même et par rapport aux autres. Si votre position est de vous trouver OK, c’est très bien. Si c’est le contraire et/ou si les autres ne sont pas OK,  il y a lieu de vous questionner et d’aller chercher de l’aide au besoin pour vous permettre d'y voir clair.



Guy Lacoursière 2016 - Tous droits réservés